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Ski Club Mont Noir

 

 

 

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 (Vallée de Chamonix)

 

 

SAMEDI 20 AOÛT

         Départ 7h00 de Foncine-le-Haut, sous un temps humide, temps qui nous accompagnera durant toute la semaine. Après avoir récupéré les Chapelands, cap sur le Pays du Mont-Blanc, plus exactement Argentière.

         Nous arrivons au Chalet du Vieux Grassonnet, notre hébergement pour une semaine. C’est un chalet rustique, typiquement haut savoyard, en gestion libre.

         11h, tout le monde dans ses chaussures de montagne. Le sac au dos, nous attaquons le point de vue de glacier d’Argentière situé à 2338 m d’altitude, ce qui nous fera un dénivelé de 1200 m. Comble de malchance, arrivés à l’objectif, on ne voit pas à 10 mètres, pour cause de brouillard épais ! Laurence et Nadine, accompagnatrices à la journée, devront revenir pour profiter des lieux. Nous pouvons quand même fouler la glace de la moraine du glacier, à défaut de le voir ! A la descente, le temps se lève et laisse entrevoir une fenêtre pour observer les séracs monumentaux. La pluie commence à refaire son apparition dès notre retour au gîte.

         Le premier groupe de cuisine (Clément, Tom, Robin et Grégoire) prépare le repas, ainsi que les salades pour le pique-nique de demain midi. Le groupe s’organise pour les temps libres dans les différentes de la maison (cuisine, salon, chambres…)

 

 

 DIMANCHE 21 AOÛT

         Les prévisions météo sont catastrophiques. Il pleut depuis plus de douze heures ! Une amélioration de courte durée nous permet de monter à l’Aiguille des Posettes à 2201 m d’altitude. Sacs très légers, sans pique-nique, la séance s’oriente vers de la marche à ski. Nous faisons l’ensemble de la randonnée (dont 800m de dénivelé) en 3h30 ! Le groupe est homogène dans l’ascension. Les jeunes fondeurs ont encore du souffle pour discuter. Maud C, seule fille du groupe, attend avec impatience l’arrivée de Maud L, Aude et Mélanie, prévue pour le début d’après-midi.

         Retour au chalet pour déjeuner. La pluie revient pour ne plus nous quitter. L’après-midi sera quand même bien chargée : récupération, au jeu (Uno, Jungle Speed, Barbu…) course à pied et renforcements musculaires. 

         Un nouveau groupe de cuisine prend le relais. Ce soir, il s’agira du Team Blondeau : Luc, Baptiste et Quentin avec le renfort de Colin de Chapelle-des-Bains !

         Pendant le repas, Claude, Julien et Léo (notre petite mascotte durant ce séjour) pointent le bout de leur nez. Ça y est, l’équipe est au grand complet. Dans les chambres, on entend la pluie qui ne cesse de tomber, et on espère, en s’endormant, que le soleil, sera au rendez-vous demain.

 

 

LUNDI 22 AOÛT

         Grasse matinée autorisée, le temps est tourné à la pluie pour l’ensemble de la journée. Nous nous transformons en spécialistes des jeux de cartes. Le repas arrive, toujours pas d’amélioration météorologique à l’horizon. Nous sommes à court d’idées. Comment occuper douze fondeurs débordants d’énergie ? De longues minutes s’écoulent avant que l’on décide de s’orienter vers la visite du Musée Alpin de Chamonix. Voici que les stages du ski-club s’ouvrent à la culture. Les jeunes ont vite fait le tour du musée, prêts à profiter de leur temps libre dans la ville.

         Cette journée de repos a été bénéfique, tout le monde a pu refaire du « jus »...

 

 

MARDI 23 AOÛT

         Au programme de la journée, le Refuge Albert 1er (2702 m) depuis le village du Tour, soit environ 1400 m de dénivelé. Le temps s’éclaircit enfin, le mont-Blanc est à vue. La montée au refuge serpente sur la moraine, en longeant le glacier du Tour. Nous pique-niquons avec un superbe panorama sur les Aiguilles du Tour, du Chardonneret et sur la Verte. Quel plaisir de ressortir lunettes de soleil, casquettes et crème solaire ! Pour le retour, nous décidons de rentrer par le Col de Balme avec un petit détour par la Croix de Fer et descente sur Vallorcine. La pluie nous rattrape, décidément, elle a décidé de ne pas nous quitter.

         De retour au gîte, la routine s’installe.

 

 

MERCREDI 24 AOÛT

         Aujourd’hui, les choses se corsent : réveil difficile à 5 h, départ de la rando à 6h45. Objectif : le Mont Buet, appelé aussi le Mont Blanc des Dames. 3096 m d’altitude, ce qui nous fera un dénivelé de 1750 m ! Nous marcherons pendant plus de 9 heures !

         À 8h00, première pause au refuge de la Pierre à Bérard. Le sommet est à vue, il est blanchi par les neiges tombées l’avant-veille. Une mer de nuages nous submerge pendant l’ascension, le paysage et de toute beauté. A 2800 m, l’altitude commence à faire ses effets sur les organismes déjà bien éprouvés. Mais une fois le sommet atteint, le spectacle est à la hauteur de nos efforts. La vue s’étend des 4000 des Alpes Bernoises, au Massif du Mont Blanc, en passant par les 4000 valaisans.

         Tout le monde peut être fier de soi. Une petite mention spéciale pour Léo, qui, a 8 ans, nous a tous surpris pour sa forme et son envie de crapahuter.

         La descente va être longue pour certains, les pieds, les genoux et les cuisses chauffent. Un névé situé sur notre passage, nous rafraîchit et nous détend quelque peu. Un dernier détour nous permet de découvrir les cascades du Buet.

         Pour une fois, le soir, nous n’entendons pas un bruit dans les chambres. Nous nous endormons tous très rapidement.

 

 

JEUDI 25 AOÛT

         Dernière journée. Destination : le Lac Blanc à 2352 m, en partant du gîte (soit environ 1200 m de dénivelé). La fatigue de la veille se fait ressentir dans l’ascension. Certains préféreraient aller aux champignons que de monter encore et toujours !

         Au Lac Blanc, on assiste à une partie de pétanque originale, à un endroit si peu accessible, haut en altitude et très fréquenté. Eh oui, quatre affreux ont volontairement alourdis leurs sacs, afin de prolonger le plaisir du jeu en altitude. La descente se fait en train d’enfer, la pluie s’invitant à son tour !

         De retour au chalet, étirements et grand ménage. Il est vite l’heure de repartir dans notre Jura, des paysages et des sommets plein la tête.

 

 

 

M. BONNET

                                                                                                                      S. THOUVEREY